Le comportement agressif des enfants

Le comportement agressif des enfants

Chère maman,
vous, ainsi que moi et tous les parents du monde, nous aimerions que nos enfants aient un environnement le plus accueillant possible et, de la part des personnes avec lesquelles ils entrent en contact, le plus grand respect et la plus grande compréhension. Mais c’est exactement le monde idéal que nous aimerions. En réalité, il y a des situations improbables où les enfants crient, battent et que les parents peuvent difficilement contenir. Cependant, quand les enfants sont jeunes, il vaut la peine que nous, les adultes, leur donnions le bénéfice de la compréhension sans tomber dans des jugements hâtifs dictés par la nécessité de défendre nos chiots.

La violence comme moyen de réagir à l’excitation
Dans votre lettre, vous présentez une situation spécifique : une fête dans laquelle un enfant a exprimé toute son excitation par la violence. La première chose que j’aimerais souligner, c’est que le parti, surtout si c’est la première fois que vous y participez, est un contexte dans lequel il y a beaucoup de stimuli qui peuvent mettre un enfant dans une situation de fermeture, de rejet, d’observation ou d’excitation. Dans ce dernier cas, si l’enfant ne peut contenir l’excitation, il peut y avoir des réactions très différentes, dont certaines sont caractérisées par la violence.

Lorsque l’enfant dont elle parle sera présenté au nid, les éducateurs sauront mettre en œuvre toutes les stratégies éducatives qui lui permettront de passer par la phase d’insertion et le premier contact avec l’environnement et avec les enfants afin de canaliser la violence vers un comportement correct.

Nommer et décrire les émotions
D’après ce qu’elle a écrit, sa petite fille semble ouverte aux autres et capable de montrer sa joie : elle pourrait choisir de raconter des histoires qui incluent des personnages au comportement incorrect, afin de montrer ses situations critiques, soulignant la phase de la solution. De cette façon, elle donnera des exemples de comportements que son enfant pourra, en grandissant, “pêcher” et utiliser.

Il est nécessaire de nommer et de décrire les émotions que les personnages peuvent ressentir. Supposons que le protagoniste prenne une claque dans la figure. Pendant que vous racontez l’histoire, il vaut la peine de s’arrêter un instant pour dire : “Que c’est grave ! Je ne m’attendais pas à ça ! A l’aide ! Et maintenant quoi ?”. Ce sont des pensées que nos enfants ont aussi, mais si nous les extériorisons, ils seront capables de les reconnaître et aussi de reconnaître les émotions qui suivent : colère, tristesse, peur.

Que se passe-t-il ensuite ?
Il conviendrait donc de montrer aussi les développements possibles de chacune de ces émotions.

Si vous réagissez à une gifle avec une gifle, alors une autre arrive, et une autre, alors l’enseignante intervient et élève la voix ou gronde quelqu’un, puis dit aux mères que, à leur tour, elles parlent ou grondent ou désespèrent.

Si vous réagissez avec tristesse, vous pleurez et perdez la beauté du reste de la journée.

Si vous réagissez avec peur, vous risquez de tomber malade avec de la “paurite” (il va sans dire que c’est une autre histoire, à raconter plus tard), alors vous avez peur de tout, même une fleur.